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Le Premier ministre israélien avertit : "L'Iran est dangereusement proche des armes nucléaires"

Cette semaine encore, Téhéran a désactivé certaines des caméras qui permettent aux inspecteurs internationaux de surveiller ses activités nucléaires
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PHOTO/AFP  -   Naftali Bennett, Premier ministre d'Israël

Naftali Bennett, le Premier ministre israélien, a averti dans une déclaration au journal britannique Telegraph que l'Iran est "dangereusement proche" de compléter son programme nucléaire, ce qui signifierait qu'il pourrait être capable de produire sa propre bombe atomique.

L'inquiétude d'Israël et de l'Occident ne cesse de croître, alors que les activités nucléaires de Téhéran se poursuivent, ce dont Bennett lui-même a averti que "l'Iran enrichit de l'uranium à un rythme sans précédent", ce qui pourrait conduire à la réalisation de son programme.

Cet enrichissement semble avoir déjà atteint le niveau de 60 % qui permet la production d'une bombe. Le premier ministre a donc exhorté l'Occident à intervenir, car sans la pression de l'Occident, le régime islamique pourrait bientôt avoir une bombe nucléaire entre les mains.

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AP/Atomic Energy Organisation of Iran - Photo d'archive, des techniciens travaillent sur le circuit secondaire du réacteur à eau lourde d'Arak alors que des officiels et des médias visitent le site, près d'Arak, en Iran

L'une des principales pierres d'achoppement dans toute cette affaire est le manque de coopération dont fait preuve l'Iran pour permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique de contrôler et d'attester que les activités de son programme nucléaire sont destinées à des fins pacifiques. Et la situation a été exacerbée la semaine dernière, lorsque pas moins de 27 caméras de surveillance, qui permettent aux inspecteurs internationaux de suivre leur travail, ont été déconnectées. 

L'Iran a pris cette mesure en réponse à une résolution occidentale adoptée le 8 juin, dans laquelle l'ONU dénonce le manque de coopération de Téhéran. Depuis 2018, lorsque le président américain de l'époque, Donald Trump, a décidé de se retirer unilatéralement du plan d'action global conjoint, l'Iran revient sur ses propres engagements dans ce domaine.

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AFP PHOTO / HO / PRESIDENCE IRANIENNE - Une image fournie par la présidence iranienne le 20 mars 2021 montre Hassan Rouhani prononçant un discours à l'occasion de Noruz, le nouvel an iranien, à Téhéran

Ce plan a allégé les sanctions économiques paralysantes imposées à l'Iran en échange de restrictions sur ses activités nucléaires, mais le départ des États-Unis et une situation qui se complique de plus en plus après les récentes actions de l'Iran rendent très difficile l'aboutissement des négociations sur l'accord nucléaire.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a qualifié de "très sérieuses" les dernières mesures prises à Téhéran, expliquant que "l'histoire récente nous dit qu'il n'est jamais bon de commencer à dire aux inspecteurs internationaux de rentrer chez eux, car les choses deviennent beaucoup plus problématiques".

L'AIEA continue de prôner le dialogue avec ses homologues iraniens, mais le fait est que les pourparlers sont au point mort depuis le mois de mars, "nous devons nous asseoir maintenant, nous devons corriger la situation et nous devons continuer à travailler ensemble... la seule façon pour l'Iran d'obtenir la confiance dont il a tant besoin pour faire avancer son économie est de permettre la présence d'inspecteurs internationaux", a expliqué M. Grossi. 

Ce qui semble clair, c'est que cette déconnexion des caméras refroidit davantage un éventuel rapprochement entre les parties, car comme l'a dit le directeur général de l'AIEA, même si les Iraniens devaient connecter les caméras dans quelques mois, tout travail effectué entre-temps pourrait rester caché

Tout ceci intervient après que Joe Biden, l'actuel président américain, se soit dit prêt à reprendre l'accord à condition que Téhéran respecte également ses engagements ; mais la situation semble très ancrée, ce qui n'aide pas non plus l'économie iranienne, dont la monnaie a atteint sa valeur la plus basse dimanche. 

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PHOTO/AFP - Photo d'archive. Une voiture brûle lors d'une manifestation contre la hausse du prix du carburant à Téhéran, en 2019

Cette circonstance a provoqué de multiples manifestations à Téhéran, où des dizaines de commerçants sont descendus dans la rue pour protester contre la situation économique difficile qu'ils traversent, notamment après la récente augmentation des taxes commerciales, qui a contraint de nombreux petits entrepreneurs à fermer leur entreprise. 

Il est clair pour Israël que, comme l'a déclaré son Premier ministre, le monde doit adopter une position ferme et mettre un terme au programme nucléaire iranien, qui semble plus que jamais en passe d'atteindre son objectif, qui serait de doter le régime islamique d'une bombe nucléaire.

Coordinateur pour les Amériques : José Antonio Sierra