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Marruecos

Les États-Unis soutiennent le travail de Staffan de Mistura et s'engagent à nouveau en faveur du la souveraineté marocaine du Sahara occidental

L'envoyé de l'ONU pour le Sahara Occidental a visité les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf et le Croissant Rouge travaillant dans la région
Sáhara

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Le département d'État américain a annoncé son soutien à l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, en vue de rechercher une solution politique entre les parties impliquées dans le conflit sahraoui, comme le soulignent les médias Hespress et Rue20.

Le dialogue entre le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie, sous la médiation de l'ONU, continue d'œuvrer en faveur d'un pacte entre les différentes parties afin de mettre un terme à des décennies de confrontation dans la région. 

"Nous soutenons leurs efforts pour relancer un processus politique crédible menant à une solution politique durable et mutuellement acceptable au conflit du Sahara", a déclaré le département d'État américain. 

Cette déclaration officielle américaine coïncide avec la tournée qui a conduit Staffan de Mistura à se rendre au Maroc, pour y rencontrer le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et l'ambassadeur permanent du Royaume auprès de l'ONU Omar Hilale, et dans les camps de réfugiés de Tindouf, en territoire algérien, afin de s'entretenir avec des représentants du Front Polisario et des autorités algériennes et de suivre sur place la situation dans la région. 

Nasser Bourita, ministro de Asuntos Exteriores del Reino de Marruecos

A l'occasion de cette annonce, le Département d'Etat américain a également réaffirmé son plein soutien à la formule de large autonomie pour le Sahara Occidental sous souveraineté marocaine préconisée par le royaume alaouite, le tout en conformité avec les postulats de l'ONU. "Nous continuons à considérer le plan d'autonomie du Maroc comme sérieux, crédible et réaliste", a déclaré officiellement le département d'État, comme le rapporte Rue20. 

Le Maroc a défendu la nécessité de maintenir un dialogue politique entre les parties impliquées dans le conflit du Sahara occidental : le royaume alaouite lui-même, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie. Tout cela sous la supervision des Nations Unies. 

La proposition du pays nord-africain d'une large autonomie pour le territoire sahraoui sous souveraineté marocaine reçoit un large soutien international de nations importantes, telles que les États-Unis, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et, plus récemment, l'Allemagne. Surtout après que l'administration de Donald Trump a reconnu la souveraineté marocaine du Sahara occidental en échange de l'établissement par la nation nord-africaine de liens diplomatiques avec Israël, dans le sillage des fameux accords d'Abraham, par lesquels l'État israélien a établi des relations politiques avec plusieurs pays arabes comme les Émirats et Bahreïn. 

À cette proposition marocaine s'oppose la position du Front Polisario, qui préconise l'organisation d'un référendum sur l'indépendance du peuple sahraoui. Cette proposition bénéficie de peu de soutien, y compris celui de l'Algérie, grand rival politique du Maroc au Maghreb, avec lequel il entretient des relations tendues après avoir rompu ses relations diplomatiques avec le Royaume l'été dernier. 

Comme l'ont souligné plusieurs analystes, cette dernière démarche du régime algérien est un signe supplémentaire d'un isolement international qui contraste avec les bonnes relations que le royaume alaouite entretient avec de nombreux pays concernés, comme l'ont démontré les démarches entreprises par des nations telles que les États-Unis et l'Allemagne plus récemment pour renforcer les liens avec le Maroc. 

Staffan de Mistura, enviado especial de las Naciones Unidas (ONU) para el Sáhara Occidental
AFP/FABRICE COFFRINI - Staffan de Mistura, envoyé spécial des Nations unies (ONU) pour le Sahara occidental
De Mistura visite le Croissant Rouge Sahraoui

Le nouvel envoyé spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Staffan de Mistura, a effectué une visite au siège du Croissant Rouge Sahraoui, et a rencontré Buhubeini Yahya Buhubeini, président de l'institution sahraouie chargée de fournir des aliments de base aux réfugiés sahraouis, comme rapporté par ECSAHARAUI.

Il a également rencontré des ONG travaillant dans les camps de réfugiés afin de vérifier la situation humanitaire dans la région. 

Les plus de 170 000 personnes qui vivent actuellement dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, sont dans des conditions très difficiles, aggravées par la pandémie de coronavirus, ce qui est préoccupant. 

Brahim Ghali, líder del Frente Polisario
AFP/RYAD KRAMDI - Brahim Ghali, leader du Front Polisario

Il est également prévu que Staffan de Mistura rencontre le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, puis qu'il se rende en Mauritanie, et qu'il retourne en Algérie après avoir visité les camps de Tindouf.

Il convient de noter que Brahim Ghali a été mis en cause devant l'Audience nationale espagnole par plusieurs militants qui l'accusaient d'actes de terrorisme et de torture présumés dans les camps de Tindouf. Le leader du Front Polisario a également provoqué la dernière confrontation diplomatique entre l'Espagne et le Maroc en raison de sa présence en territoire espagnol pour y être hospitalisé pour une affection respiratoire. Le pays d'Afrique du Nord a demandé des explications au gouvernement espagnol de Pedro Sánchez pour avoir permis à Brahim Ghali d'entrer sur son territoire et pour ne pas en avoir dûment informé les autorités marocaines. Cet événement a été suivi d'autres situations inconfortables telles que l'entrée illégale de milliers d'immigrants marocains par la frontière de Ceuta ou le retrait de l'ambassadeur du Maroc à Madrid. Tout cela sous l'ombre permanente du problème pour le Maroc que l'Espagne n'a pas suffisamment soutenu sa thèse sur le Sahara Occidental.