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Marruecos

Les étudiants marocains constituent la première communauté universitaire étrangère en France

Les citoyens du royaume alaouite représentent 20% de l'ensemble des étudiants étrangers inscrits en France
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Campus France, l'un des principaux guides d'études proposant aux étudiants étrangers de découvrir l'enseignement en France, révèle dans ses dernières statistiques que les étudiants d'origine marocaine constituent actuellement la plus grande communauté internationale en France. Les étudiants marocains représentent 20 % de l'ensemble des élèves étrangers inscrits en France et sont en tête de liste, avec 43 000 Marocains inscrits dans l'enseignement français. 

OrientXXI, un journal spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, a eu accès au document et révèle que les étudiants marocains sont particulièrement intéressés par l'enseignement français. Selon eux, 12 % d'entre eux veulent étudier l'ingénierie à l'avenir, ce qui est supérieur à la moyenne. 

Le Maroc et la France sont deux nations qui entretiennent de très bonnes relations entre elles, de sorte que les échanges ou la présence de ressortissants marocains pour étudier dans un autre pays ne sont pas inhabituels. En France, la seule condition pour que les jeunes Marocains puissent participer au système éducatif français est qu'ils aient une bonne maîtrise de la langue française. Il s'agit d'un point essentiel lors de la sélection des étudiants, car ceux qui ne possèdent pas ces connaissances sont totalement écartés. Selon Campus France, connaître le français leur permet "d'ouvrir des champs de pratiques sociales dont les intérêts sont liés à l'appropriation du capital matériel et symbolique". 

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Pour sa part, le guide d'étude ajoute que l'apprentissage du français n'est pas du tout difficile pour les Marocains, et que, bien qu'il ne ressemble en rien à l'arabe, son apprentissage est assez étendu et l'utilisation des deux langues peut parfaitement se combiner malgré les différences existantes.  

Par ailleurs, au sujet des 12% de ces Marocains qui veulent devenir ingénieurs, le guide ajoute que depuis les années 1980 et en raison du déclin des études juridiques au Maroc et de toutes les carrières liées au droit, les Marocains ont commencé à chercher des alternatives. En outre, les écoles d'ingénieurs, par rapport aux diplômes universitaires, produisent beaucoup plus d'emplois à l'issue de la formation, ce qui explique que de nombreux étudiants choisissent cette option. 

Cette tendance s'accentue depuis des années. Les dernières données datant de quelques années démontrent le leadership des élèves marocains dans l'enseignement français. En 2017-2019, les Marocains étaient classés comme la plus grande communauté étudiante étrangère en France, suivis par les ressortissants algériens qui comptaient un peu plus de 31 000 étudiants inscrits.  

Au cours de l'année universitaire 2018-2019, 12% de l'ensemble des étudiants internationaux en France étaient originaires du Maroc, en plus de quoi il convient de noter que près de la moitié d'entre eux, 46%, sont originaires de pays africains tels que la Tunisie, l'Algérie, la Côte d'Ivoire et le Cameroun, entre autres. Les autres sont des étudiants originaires de pays européens et, dans une moindre mesure, d'Asie.  

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En 2019-2020, malgré la pandémie de coronavirus et toutes ses conséquences négatives, les données n'étaient pas très bonnes pour l'accueil des étudiants marocains car, en raison des derniers événements concernant le COVID-19, le Maroc a décidé de se protéger contre la propagation du virus et a suspendu les entrées aux frontières jusqu'à ce que la situation se soit normalisée dans le monde entier, de sorte que très peu de ressortissants marocains ont étudié en France cette année-là.  

Beaucoup d'entre eux, qui étudiaient déjà depuis plusieurs années, ont eu des difficultés à retourner dans leurs écoles. Michaël Hauchecorne, directeur du Réseau des vice-présidents pour les relations internationales des universités, a déclaré à l'époque que "la crise sanitaire aura inévitablement un impact. Mais nous pensons que la diminution du nombre d'étudiants étrangers ne dépassera pas 25 à 30%. Tout dépendra de l'évolution de la situation sanitaire dans de nombreux pays, notamment en Afrique".  

Malgré la situation de pandémie et les problèmes qui se sont posés, les Marocains ont donc pu reprendre leurs études en France sans problème, faisant preuve d'une normalité qui avait été paralysée ces derniers temps.