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Les États-Unis accusent cinq entreprises chinoises de soutenir les troupes russes en Ukraine

Depuis le début de l'invasion russe, l'Occident considère avec suspicion les liens entre Moscou et Pékin et le rôle que le géant asiatique pourrait jouer dans le conflit
REUTERS/CHINGIS KONDAROV  -   Un convoy blindado de tropas prorrusas se mueve a lo largo de una carretera durante el conflicto entre Ucrania y Rusia

REUTERS/CHINGIS KONDAROV  -   Un convoi blindé de troupes pro-russes se déplace sur une route pendant le conflit entre l'Ukraine et la Russie.

Cinq entreprises chinoises ont été placées sur une liste noire par les États-Unis pour avoir prétendument soutenu l'armée et l'industrie de la défense russes pendant la guerre en Ukraine. Il s'agit de Connec Electronic, King Pai Technology, Sinno Electronics, Winninc Electronic et World Jetta (HK) Logistics, qui ne seront pas autorisées à faire des affaires avec des entreprises américaines.

Outre ces entreprises, le département américain du Commerce a inscrit sur sa liste des entreprises de Russie, des Émirats arabes unis, de Lituanie, du Pakistan, de Singapour, du Royaume-Uni, d'Ouzbékistan et du Vietnam, selon les données du Registre fédéral publiées par Reuters. Toutefois, sur les 36 entreprises incluses, 25 avaient des activités dans le géant asiatique.

" L'action d'aujourd'hui envoie un message puissant aux entités et aux individus du monde entier : s'ils essaient de soutenir la Russie, les États-Unis les isoleront également ", a déclaré le sous-secrétaire au commerce pour l'industrie et la sécurité, Alan Estevez.

Depuis que Moscou a lancé son invasion de l'Ukraine le 24 février, l'Occident a imposé des sanctions aux personnes et aux entreprises liées au gouvernement russe pour leur implication dans la guerre. De même, les États-Unis et l'Union européenne ont considéré avec circonspection le rôle potentiel de la Chine dans la guerre

PHOTO/AP  -   El presidente ruso Vladimir Putin (derecha) y el presidente chino Xi Jinping (izquierda) en el Kremlin de Moscú, en esta fotografía de archivo
PHOTO/AP - Le président russe Vladimir Poutine (à droite) et le président chinois Xi Jinping (à gauche) au Kremlin à Moscou, dans cette photo d'archive.

Pékin n'a pas condamné l'agression de la Russie en Ukraine et n'a pas utilisé le mot "invasion" pour faire référence à la guerre. Ce que les autorités chinoises ont dénoncé, en revanche, ce sont les sanctions économiques occidentales imposées à la Russie.

En mars, l'Occident a tiré la sonnette d'alarme après que plusieurs médias américains, citant des diplomates, ont rapporté que la Russie avait demandé une assistance militaire à la Chine. Cette information a toutefois été démentie par la suite par Moscou et Pékin, qui ont accusé Washington de diffuser de la "désinformation" avec des intentions "malveillantes". Malgré cela, les responsables américains ont mis en garde contre des représailles si la Chine devait soutenir militairement la Russie.

La récente décision des États-Unis de placer cinq entreprises chinoises sur une liste noire commerciale pour avoir prétendument soutenu la machine de guerre russe témoigne des liens entre Moscou et Pékin, même si, selon un responsable de la Maison Blanche, rien n'indique que la Chine fournisse des équipements militaires à la Russie, comme le souligne le Financial Times.

AFP/ MANDEL NGAN y ANTHONY WALLACE - Combinación de imágenes de archivo del presidente estadounidense Joe Biden y del presidente chino Xi Jinping
AFP/ MANDEL NGAN y ANTHONY WALLACE - Combinaison d'images d'archives du président américain Joe Biden et du président chinois Xi Jinping.
La guerre en Ukraine s'intensifie alors que Moscou envisage l'annexion de Kherson

Alors que Washington ajoute plusieurs entreprises chinoises à sa liste noire commerciale, la guerre en Ukraine s'intensifie. En début de semaine, l'armée russe a attaqué un centre commercial dans la ville de Kremenchuk, dans le centre du pays et loin du front de guerre. Pour l'heure, on dénombre au moins 20 morts, plus de 50 blessés et 40 disparus, selon le dernier bilan du gouverneur local. Dimanche matin, la Russie a également frappé Kiev, une ville qui n'avait pas subi de bombardements russes depuis début juin. 

Outre le bombardement du territoire ukrainien, Moscou prévoit l'adhésion de territoires conquis, comme Kherson, ville occupée depuis début mars. "Nous préparons un référendum et nous l'organiserons. La région de Kherson va prendre la décision de rejoindre la Russie et de devenir une entité constitutive à part entière", a annoncé dans Telegram le chef adjoint de l'administration militaro-civile régionale, Kirill Stremousov, selon l'agence de presse russe TASS. 

Comme le rapporte EFE, les autorités russes qui contrôlent la ville du sud ont également arrêté le maire, Igor Kolykhayev, pour avoir refusé de coopérer. "Dès qu'il est sorti de la voiture, il a été immédiatement arrêté par la Garde nationale russe armée et, très probablement, par le FSB (Service fédéral de sécurité, anciennement le KGB)", a déclaré sa conseillère, Galina Lyashevskaya, qui craint pour la vie du maire. Lyashevskaya a également déclaré à l'agence ukrainienne UNIAN que les Russes avaient confisqué des disques durs et des ordinateurs, ouvert des coffres-forts et cherché des documents pendant que Kolykhayev était menotté et surveillé.

Coordinateur pour les Amériques : José Antonio Sierra.