PUBLICIDAD

Iberdrola

Les prévisions de croissance du PIB de la Chine pour 2022 sont revues à la baisse

Fitch Ratings Corporation a réduit les prévisions de croissance du PIB de la Chine à 4,3 %
logo-fitch-ratings

REUTERS/REINHARD KRAUSE  -   Fitch Ratings Corporation a réduit les prévisions de croissance du PIB de la Chine à 4,3 %.

Les dernières données de l'agence Fitch prévoient une révision à la baisse des prévisions de croissance du PIB de la Chine pour 2022, à 4,3 % contre 4,8 % précédemment prévus. La société attribue cette baisse de 5 % aux perturbations liées à la pandémie et à l'impact sur l'économie du pays au cours des deux premiers trimestres de l'année.

Suivant cette tendance, l'agence de notation a déclaré qu'une contraction du PIB est toujours attendue au deuxième trimestre, avant que l'économie ne commence à se redresser. Néanmoins, Fitch a revu légèrement à la hausse ses prévisions de croissance pour 2023, à 5,2 %, soit une amélioration de 0,1 % par rapport à ses précédentes estimations.

moneda-china-dinero
AP/KIN CHEUNG - La Chine assouplit les contrôles gouvernementaux sur le taux de change afin de permettre au rouble russe de perdre plus rapidement de la valeur par rapport au yuan chinois, ce qui contribuerait à protéger Pékin des sanctions économiques imposées à Moscou.

Les prévisions de Fitch pour 2022 publiées mardi sont conformes aux données du premier trimestre de l'économie chinoise, qui ont montré une croissance du PIB de 4,8 %. Les chiffres ont dépassé les attentes des analystes, qui tablaient sur un taux d'environ 4,4 %. Cependant, les ventes au détail n'ont pas progressé de la même manière, qui ont connu une baisse de 3,5 % en glissement annuel depuis la mi-2020. De même, par rapport au dernier trimestre de 2021, le PIB chinois a augmenté de 1,3 %.

En fait, les prévisions de Fitch mettent en évidence l'effet d'entraînement sur l'activité économique des perturbations liées à l'augmentation des contagions COVID-19. La Chine a récemment signalé 10 700 nouveaux cas de la variante Omicron en une seule journée, principalement dans la capitale économique Shanghai. Face à cette augmentation des infections, Pékin va renforcer sa politique de "zéro COVID" en rendant obligatoire le dépistage pour accéder à de nombreux lieux publics. Ces tests de masse conduiront à l'imposition d'internements dès que les premiers cas seront détectés.

coronavirus-china-pruebas
AFP/NOEL CELIS  - Des personnes font la queue pour subir un test de dépistage du coronavirus Covid-19 dans un centre de collecte de prélèvements à Pékin, le 27 avril 2022.

Toutefois, malgré ces mesures adoptées par les autorités pour contenir la propagation de la souche Omicron, on observe depuis le début de l'année un blocus prolongé dans l'important centre économique de Shanghai et des restrictions accrues en matière de mobilité et de santé publique en Chine.

Le difficile exercice d'équilibre auquel se livre la Chine entre sa philosophie du "zéro COVID" et la croissance économique contraint de nombreuses entités à réduire leurs perspectives de croissance pour la deuxième économie mondiale, car si les contagions ne diminuent pas ou si les politiques ne changent pas, les données négatives non plus. "Nos prévisions restent soumises à un risque de baisse si les mesures d'endiguement ne parviennent pas à maîtriser rapidement les nouvelles épidémies ou si l'assouplissement des restrictions actuelles est retardé, compte tenu de notre hypothèse selon laquelle la Chine s'en tiendra strictement au 'zéro dynamique' jusqu'en 2023", peut-on lire dans la publication de l'enquête de Fitch.

china-pruebas-covid-19
AP/NG HAN GUAN - Un travailleur prélève un échantillon par écouvillonnage sur un résident pour le test COVID, mercredi 27 avril 2022, à Pékin.

Face à ces prévisions, plusieurs responsables sont confiants dans l'élaboration de politiques qui remédieront à la baisse des données, comme l'indique la dernière publication de Fitch Ratings Corporation : "Les responsables politiques restent attachés à l'objectif de croissance du PIB de la Chine pour 2022, qui est d'environ 5,5 % et qui semble peu susceptible d'être atteint sur la base des tendances actuelles. Lors des récentes réunions du Politburo et du Comité central pour les affaires financières et économiques, dirigées par le président Xi Jinping, les responsables ont signalé leur intention de renforcer le soutien aux politiques macroéconomiques, compte tenu de la pression à la baisse exercée sur la croissance".