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Possible remaniement du gouvernement marocain d'ici septembre

Le quotidien Jeune Afrique fait état de changements dans le gouvernement d'Akhannouch
gobierno de marruecos de aziz akhannouch

PHOTO/ARCHIVO  -  

Un remaniement du gouvernement du progressiste Aziz Akhannouch serait en cours, selon des sources du quotidien spécialisé dans l'Afrique, Jeune Afrique. Ce serait à la demande du roi Mohamed VI et en raison des nouveaux défis que la géopolitique mondiale a créés après la guerre en Ukraine.

Selon les informations publiées par le quotidien parisien, une rencontre a eu lieu en France le 5 août entre le chef du Gouvernement marocain et le conseiller royal Fouad Ali Himma, ancien dirigeant et fondateur du parti PAM (Parti Authenticité et Modernité). Des rumeurs de changements dans la composition du gouvernement courent déjà.

En avril 2022, six mois seulement après la formation du gouvernement Akhannouch, le quotidien Assabah a révélé qu'un plan de remaniement de l'exécutif avait reçu le feu vert et qu'il était question de six à huit changements de portefeuilles ministériels. Les objectifs cités étaient de "renforcer l'harmonie et la cohésion de l'équipe gouvernementale afin d'agir et de répondre aux attentes de la population, notamment sur les questions liées à la hausse des prix et à l'impact négatif de la sécheresse".

Le quotidien Assabah rapporte quelques difficultés de communication entre les différents portefeuilles, dont certains ont des projets qui contredisent les souhaits du chef du gouvernement.

Selon Jeune Afrique, les seuls noms qui ont émergé jusqu'à présent sont ceux de Ouahbi et Miriaoui, les ministres PAM de la Justice et de l'Enseignement supérieur.

Ouahbi est également l'actuel secrétaire général du parti. Aucune spéculation n'a été faite pour savoir si le départ des membres du PAM du gouvernement mettait fin à la coalition avec les Indépendants et l'Istiqlal.

Le PAM a obtenu le deuxième meilleur résultat aux élections d'octobre 2021, juste derrière le RNI. Il compte 87 députés sur les 395 que compte la chambre basse marocaine. En cas de rupture de la coalition, et si celle-ci ne soutient pas le gouvernement à la Chambre des représentants, Akhannouch devrait prendre appui sur le groupe parlementaire de l'Union constitutionnelle.

Un plus grand nombre de ministères et de services d'État sont susceptibles d'être soumis à de tels changements, en particulier ceux qui contrôlent des secteurs critiques touchés par la crise de la guerre en Ukraine. Le ministère de la Transition énergétique est l'un de ces portefeuilles, qui est également entre les mains d'un membre du PAM, Leila Benali.